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15-02-2010
Chambre d'Agriculture et CCI -Mission Bioproduits : objectif atteint !   

Les performances insoupçonnées de la farine

 

Mettre au point un matériau à base de farine de blé utilisable dans l’industrie automobile ou la cosmétique. C’est le travail confié par l’association Graine de lin 28 au Laboratoire d’études et de Caractérisation des Amorphes et des Polymères (LECAP) de l’Institut des matériaux de Rouen.

 

“Chiffrer les performances d’un matériau, faire le lien entre sa structure et ses propriétés, en déduire son comportement dans le temps et à l’usage, c’est notre métier, explique le professeur Jean-Marc Saiter, Directeur du laboratoire. Des compétences mises à profit par Antoine Galandon dans le domaine des agro-ressources.

 

Sa thèse, cofinancée depuis plus de deux ans par l’état et les Chambres d’Agriculture de l’Eure et de l‘Eure-et-Loir, vise à caractériser les performances d’un matériau issu d’un dérivé de la farine. Son travail fera l’objet d’un dépôt de brevet. Restera alors à rechercher avec la CCI des industriels susceptibles d’être intéressés par ce nouveau matériau.”

 

 

Faire d’une contrainte agricole une opportunité

 

La Société Coopérative Agricole d’Eure-et-Loir (SCAEL) étudie des plantes d’inter-culture dont la production pourrait être valorisée localement. Montant du projet : 100 000 , financés en partie par la Région.

 

“Les plantes d’inter-culture captent l’azote résiduel après moisson et améliorent la tenue et la texture du sol. En nous appuyant sur le service recherche de notre filiale semencière Carneau, nous cherchons une variété qui remplisse ces deux fonctions, et dont les graines, transformées en huile, pourraient intéresser des filières comme la cosmétique, la santé ou encore la substitution aux produits pétroliers, explique Emmanuel Haugazeau, Directeur Développement du groupe. Plusieurs plantes sont en cours de test sur une trentaine d’hectares, grâce  aux neuf agriculteurs qui ont accepté de jouer le jeu.

 

L’étape suivante sera la caractérisation de l’huile en laboratoire, avant d’aller trouver des industriels susceptibles d’être intéressés. Une mission pour laquelle nous comptons fortement sur l’appui de la CCI.”

 

Du colza dans les rouages

 

Agriculteur céréalier, Vincent Dousset développe un produit de lubrification à base d’huile de colza

utilisable pour l’usinage de pièces métalliques.

 

“Ce projet est né d’une rencontre avec Laurent Fontenas, Dirigeant de Alzuria. Je m’étais déjà intéressé à l’huile de colza pour faire rouler mes tracteurs, mais cela revenait plus cher que le gasoil. De son côté, il utilisait de l’huile de glissière minérale pour usiner ses pièces. D’où l’idée de tester mon huile sur ses machines. La Mission Bioproduits nous a aidés à structurer notre projet. Nous avons également déposé avec leur aide une demande de financement Valbiom à la Région Centre. Prochaine étape : la réalisation d’études plus poussées pour la formulation d’un lubrifiant 100% naturel, produit localement et non polluant. Dans l’espoir d’aboutir, après étude de marché, au lancement d’une micro-filière.”

 

Une chaudière pour trois

 

Une chaudière biomasse pour alimenter en vapeur, voire en électricité, trois sites industriels distincts. Un bel exemple de mutualisation d’agro-ressources, fédéré par Gérard Paillusson, Responsable services de l’entreprise Sealed Air à Epernon.

 

“à l’origine du projet : une réunion à la CCI en 2006 sur la mutualisation des charges et des moyens. Cela nous a amenés à réfléchir, avec deux autres sociétés implantées à Epernon (Expanscience et Danisco), à l’intérêt d’une chaudière biomasse mutualisée. Le réseau de chaleur pourrait même être raccordé aux logements HLM proches de la zone industrielle.

 

Les résultats de la pré-étude de faisabilité, portée par la Communauté de Communes du Val Drouette et financée en partie par l’Ademe, tomberont début 2010. Le Conseil général 28 nous accompagne sur ce projet, de même que la CCI, qui s’est chargée d’identifier plusieurs filières locales d’alimentation en biomasse (paille, miscanthus ou bois).”

 

De l’électricité à l’huile végétale

 

Un groupe électrogène fonctionnant à l’huile végétale pure. Pour ce projet, l’entreprise Energie Relais a bénéficié d’une subvention Valbiom de 200 000 en 2008.

 

“Nous avons fait plancher nos équipes sur des aspects mécaniques et automatismes pour mettre au point un groupe fonctionnant à l’huile végétale pure abordable économiquement, explique son Dirigeant, Olivier Simone.Les deux prototypes nés de ces recherches sont partis alimenter un éco-village au Mali le 15 décembre dernier dans le cadre d’un projet avec le groupe Suez. Ils fonctionnent à l’huile de jatropha, une plante locale.

 

 La CCI nous accompagne dans la réflexion et la mise en oeuvre de ce projet depuis le début. Thierry Payot, Conseiller CCI et Chambre d’Agriculture, nous encourage par sa présence régulière. Il nous a aussi fourni l’huile de colza pour réaliser les essais. Reste maintenant à décliner cette technologie sur des unités de plus forte puissance pour viser le marché européen.”

 

L’alcool de thé par Ecosystem

 

Depuis plus de vingt ans, Ecosystem fabrique et commercialise des compléments alimentaires et cosmétiques 100% naturels. Membre du Club Bioproduits, son dirigeant Frédéric Pottecher s’est appuyé sur la CCI pour lancer sa gamme d’alcool de thé.

 

“Le Club Bioproduits permet de se tenir informé et d’échanger avec d’autres entreprises qui travaillent sur le sujet. La CCI nous a aussi aidés à monter un dossier de demande de subvention pour notre projet de fabrication d’un alcool de thé. Notre procédé de vinification du thé représente à ce jour une enveloppe d’environ 400 000 financés sur nos fonds propres. Grâce au Club Bioproduits, nous avons cependant noué des contacts avec des personnes susceptibles de faire avancer le projet, qui est entré en phase de commercialisation. Nous comptons d’ailleurs faire appel à un conseiller de la CCI pour nous aider dans cette phase.”

 

La biomasse source d’énergie

 

Après plusieurs mois consacrés à réunir les compétences à son projet de production d’énergie à partir de produits en fin de vie, Patrick Jeulin, PDG de la société Maillot poursuit le bouclage financier de son projet tout en démarrant la construction de la première unité de thermolyse (biolyse®) rendue possible grâce à la Prime à l’Aménagement du Territoire obtenue auprès de l’état. Cette technologie pourra être notamment utilisée pour convertir de la biomasse (paille, déchets de culture) en énergie et en carbone exploitable industriellement.

 

“Notre entreprise se bat depuis plusieurs mois pour faire aboutir ce projet qui nous tient à coeur. Nous sommes aidés en cela par la Mission Bioproduits. Nous sommes également adhérents du Club d’entreprises, nous y avons trouvé les contacts et la ressource agricole indispensables pour alimenter le prototype qui est en cours de construction. Nous avons également d’autres projets dans le domaine de la valorisation énergétique de la bio masse, comme le moteur Ericsson par exemple”.

 

Contacts de la Mission Bioproduits :

 

Aurélie Toutain au 02 37 24 45 36 - a.toutain@eure-et-loir.chambagri.fr

Thierry Payot au 02 37 84 28 35 - tpayot@eureetloir.cci.fr

Amandine Mahieux au 02 37 84 28 55 - amahieux@eureetloir.cci.fr

Les informations fournies par la CCI et la Chambre d’Agriculture d’Eure et Loir

Sources : Dynamique d’Entreprendre - décembre 2009

 

 

 

 

 

www.eureetloir.cci.fr


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